Jébo, à l'approche de la fin de vie, comme tout un chacun , s'interroge ?

 

il en est qui se préparent "à aller en Suisse" pour se faire "euthanasier" s'ils sont gravement malades !

d'autres désignent par formulaire spécial un (e) "mandataire de protection future" ! à noter aussi que beaucoup s'en foutent, se disant "tant qu'on est en vie, on en profite, après  advienne que pourra ..."

 

et notre Jébo, il dit quoi, lui ?

 tel qu'on le connait, ne peut-on à juste titre se demander s'il n'est pas en train de se préparer une sortie terrienne, digne de son esprit blagueur !

mais oui,oui, c'est ça ! il fait déjà des clins d'yeux à son St-Jérôme, qu'il "voit, nous dit-il, dans l'azur, loin au-dessus de nous ...

      et il ne peut s' empêcher d'ajouter :

et ce grand saint, appelé aussi  " un des Pères de l' Eglise",

il va  me poser cette question -- très simple, j' en suis persuadé  --

                       

                       

     Vous arrivez d’ où ?

 

 

 

 

hé bé , guère facile de répondre du tac au tac, sans avoir préparé un sacré bon dossier !

Jules, L'Ajac, Léon, c'est le moment de venir m'aider !

et le jeannot, pareil :  des dessins, il m'en faut encore,  sinon le Saint, il me fout "au trou" !

et puis,  je ne ui ai pas dit ( mais il est vrai qu'il doit le voir, de là-haut), j'ai au c...,  non, qu'allais-je dire ! j'ai aux fesses, le représentant sur terre du "Grand Lucifer", qui n'arrête pas de me faire commettre des conneries, parfois énormes ... regardez sa tronche ( c'est Jeannot qui en a rêvé un soir et qui me l'a mis en dessin, pour marquer le coup ! )

 

 

ça fait tout de même plus de 15 ans qu'il me colle au train, ce salaud,

quand

ce n'est pas à Paris ( il insuffle à un de mes débiteurs des manoeuvres, diaboliques ! c'est pas dieu-possible),

c'est à Thonon ( et là j'ai un autre adversaire que je traîne devant les tribunaux tant il m'accable de mensonges , voire de calomnies )

                                      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

reprise juin 2018 ... 

 

et le "sarvan" est toujours aux trousses de celui qui croyait en la justice au point de vouloir devenir " juge de proximité"  et qui, submergé par les turpitudes judiciaires, a fini par subir un AVC  ( paralysie faciale gauche ) qui l'a contraint à abandonner son embauche alors qu'il en était au stade final de prêter serment  puis de choisir un poste ( il avait demandé Paris -15è ou Thonon ...)

 et, du coup, voilà notre Jébo qui, "inquiet", chaque nuit,

en rêve,

   -- il se voit  fin prêt pour le "départ" 

   -- et il imagine le grand saint qui l'attend 

 

et il nous a dégoté un portrait d'artiste qu'il nous met sous le nez, en nous le commentant 

 hé, les copains, lisez donc cet extrait du petit journal parisien qui nous en parle de ce saint ... et en bien :

-- "dis donc, jébo, c'est pas un marrant, ton saint",

              ne peut s'empêcher de ricaner Léon de Broglie 

 

-- respecte, Léon, respecte 

   lis plutôt mon projet d' abandon de cette Terre, dont on ne sait plus comment elle va survivre !

 

                                 à suivre donc 

 

 

et reprenons le 5 juillet

 

«  Vous arrivez d'où... ? »

Projet de texte, que Jules du 74 et Léon du 27 vont proposer à notre Jébo, en guise de résumé de carrière à présenter au Saint

 

° moi, Jules, il me faut encore intervenir pour vous narrer l'amorce de ce récit ! Ouais … parce que je connais le jébo depuis son adolescence quand, jeune, très évolué pour son coin de montagne, il faisait « le mariolle » dans sa vallée ...très tôt, on l' a connu poussé par de l'ambition , héritée de ses parents, voire de ses grands parents – de rudes montagnards, bosseurs, courageux, et sens inné du travail – ambition qui le poussa à concrétiser son besoin de « réussir » même si, au départ, il n'en avait pas réellement conscience ! Par contre, il sentait bien qu'il s'en irait un jour ! quand, du haut de sa montagne du Billiat, il contemplait le Lac Léman, plein de mélancolie en scrutant la « voile » ( seule,sur la vaste zone bleue, sans doute un pêcheur ); c'est aussi le Jura dominant cette zone lémano-suisse qui le faisait rêver ! mais, me confiera-t-il, c'est au-dessus de la montagne que mon regard se perdait dans un ciel d' azur pour s'échapper dans l'au-delà …

 

Il y avait aussi chez lui ce besoin de « travailler » ( ses études d'abord, mais aussi physiquement aux travaux de la ferme ; et, dès la «  seconde », l'été, il se fit embaucher aux chantiers des «  Eaux et Forêts »

( qui creusaient des drains pour l'écoulement des eaux et tenter de stopper un glissement des terrains / qui est la caractéristique de Vailly, tant marquée par ce handicap naturel si coûteux car nécessitant des travaux constants de voirie )

 

Donc, 2 étés de suite, il gagna de quoi se payer son vélo – un "demi-course", pour descendre au collège de Thonon -- et je vous laisse sur le sentiment qu'avec le départ pour Lyon de ce jeune montagnard, sa commune perdait un élément qui avait de l'avenir … un grand bosseur, et aussi un farceur – déjà un peu « animateur » de groupe --, qui, avec sa « bande »au village de Marphoz, était connu pour faire « les 400 coups » ! je crois savoir, qu'il ne cessera de travailler pour se gagner son argent et ne pas être à la charge de ses parents …  « pion », par-ci, « veilleur de nuit », par-là, également « serveur » au « resto universitaire », démarcheur pour placer des « assurances-vie », ce qui était alors nouveau , donc ce job marchait bien mais …il n'avait pas la fibre commerciale aux dires de ses chefs ! et sans doute d'autres encore …

 

je passe la main à Léon de Broglie, qui vous contera la suite …

  • à toi, Léon-le-touriste à Broglie

  • ok, je prends, et merci de me refiler le bébé comme si je n'avais que ça à faire ! enfin... c'est ça les amis ! Donc:

et, pour faire le lien avec « le zèbre » de la vallée du Brevon, je vous avoue qu'on a du mal à le suivre,le môme de Vailly, le futur Jébo, tant il bossa ! À la liste précédente des petits jobs, je rajoute : moniteur de colos et de camps de vacances ( car il suivit une formation et passa son diplôme avec succès ) ; moniteur de centres aérés , de plus !

 

Sa « 2è colo », ce fut à Andernos ! Il ne se souvient que d'une seule chose ; il y avait sur la plage d'autres groupes et de belles monitrices … mais, lui : aucun succès auprès d'elles ! Donc, il invita une employée de la cantine à sortir la nuit dans le pré et là, hop ! mais ...quelque temps après ...

son « bout de zigounette » prit une sacrée tournure avec 2 énormes boutons, qu'il découvrit un matin !!!

 en visite médicale à l' hôpital, on le fait entrer dans un amphi où il aperçoit beaucoup d'étudiants(es) résidant comme lui à la maison des Etudiants ! Le professeur lui demande de s'étendre, s' exclame « oh que voici un superbe spécimen de champignon , qu'il faut bien entendu enlever » ! faisant avancer 2 élèves à qui il demande de tenir bras et jambes fermement, il brûle, après piqûre,  les 2 boutons ! Mais l'un des deux «  repousse » ! donc, re-belote, voici à nouveau notre grand « malade du gland » sur le billard et en avant ! mais cette fois, sans la piqûre anesthésiante ! Imaginez le choc ! Puis vint la rigolade : au « restau U », où il était serveur à table, il n'entendit que de chants de coq : cocorico, par-ci, cocorico par-là ! Car beaucoup des étudiants présents dans l'amphi déjeunaient là et ils avaient assisté à un magistral « arrachage » de « crêtes-de-coq » sur un gland de verge !

 

Bien sûr , des blagues 'sex' ,il y en eut bien d'autres … mais

 

vous ne savez pas ce qu'il finira par faire, notre  insatisfait du gland ?

 

Se faire prendre en charge par une amoureuse, dont il s'éprit également, qui avec ses 10 ans de plus que lui, le forma au plan « sex », pour en faire un amant parfait!

Et ça s'est produit lors de sa 3ème année de fac : lui, avec ses copains, perdaient leur temps et leur énergie pour chercher « l'âme sœur » unique-ment au plan de la « gaudriole »             ( ouais..., se vider les « burnes » de

           temps à autre !)                             lui, il «  se rangea »... avec « une petite maman » et fut le plus heureux des garçons, car elle le lui fit son apprentis-sage amoureux, elle ! Chaque soir, après des journées assez chargées, il « faisait ses devoirs », soupait avec sa belle compagne, puis au lit : « viens mon chéri, mets-toi sur moi,va doucement, touche mes seins etc. », que vous dire de plus ! Tous les soirs !!! de quoi vous rendre gaillard et, depuis, il ne cesse de répéter qu' aujourd'hui ces dames, qui se sentent un peu seules, devraient en prendre en charge amoureuse, ces étudiants, pour les aider à faire de bonnes études, leur libido étant soulagée ou les inciter à être (comme disaient, dans le film « les valseuses », les 2 acteurs fameux : «  décontractés du gland» !)

 

( ---- » pour le cursus universitaire de notre étudiant: voir, sur le site jjl-b, au chap IV – b )

 

vous souvenez-vous qu'il quitta, en fin de « seconde », le collège des capucins de La Roche s/Foron, la vision des filles lui chatouillant déjà le gland ! Il revint alors à Thonon, au lycée de garçons ; mais … allant prendre des cours de      «grec» au collège des filles à l'autre bout de la ville ! Oh, pas la même am-biance, du tout-du-tout ! Là, liberté quasi totale ! Et ouverture à la vie nouvelle et aux « attentes » ; il nous confie, notre jérôme, que l'habitude lui vint de se laisser aller à des impulsions ! Pour se payer sa tête, on lui balançait alors qu'il entendait des « appels » !un peu comme ce « Jean(ne) d' Arc » ( vous saviez, vous, que notre Jeanne de Donrémy, c'était un garçon, un peu efféminé, certes, mais garçon tout de même, fuyant sa campagne, où il s'en-nuyait à mort et partant à l'aventure avec de rudes chevaliers ! Du moins, c'est ce que j'ai entendu dire par des … Suisses, là à côté de chez nous, « de l'autre côté de la grande gouille » ! (eux, ils se font un malin plaisir à « se payer notre fiole » )

 

allez, prêtez-vous au jeu ; on va admettre qu'il reçut des « appels »

donc, voici la liste de ceux que nous avons retenus dans le site jjl-b au chapitre IV »

- pour devenir « missionnaire »... eh oui            les amis!

- pour faire des études supérieures,                   pourquoi pas ?

- pour partir au service militaire, comme            tous les jeunes d'alors !

- pour obtenir un doctorat de droit, le                1er dans sa vallée!

- pour devenir un D R H un peu spécial,           histoire de faire« le malin »

- pour effectuer une mission sur un atoll

    polynésienavec des vahinés ?

pour aider sa commune d'origine, en y       devenant maire de transition ( et             gratuitement), pour faire oublier son

     « abandon » de jeunesse ! 

- et, enfin, pour oublier des soucis en           marchant, du Puy-en-Velay à St-                     Jacques-de-Compostelle

 

Hé bé, ça va être sympa de voir tout ces cheminements en récit et en images...

et, pour nous faire voyager, ça va nous faire voyager ! Pour sûr …

 

alors on s'élance …. « ultreïa... », comme il s'exclamait sur le dur Chemin de Compostelle

 

rappel : une vie en étapes …

 

° oct 1946-oct 55 : études secondaires

° oct 55- oct 59 : « la fac », à Lyon

° nov 59- mai 62 : le service militaire ,                       en Algérie

° juil 62- mars 64 : des petits jobs, en                préparant un doctorat de droit

° avril 64- juin 96 : son activité profes-                      sionnelle

° été 96- été 2015 : son activité                           associative bénévole

 

de tout ça que peut-on souligner ?

Que notre homme, comme l'a déjà remarqué Jules mon collègue du Val d'hermone, est actif, dynamique, et bosseur ! Ainsi, pendant ses études en fac, il démarre sa vie professionnelle en devenant maître d'internat ; et c'est en redoublant d'effort qu'il parvient à la licence en droit en obtenant le diplôme, bien entendu !

 

Et comme si cela ne suffisait pas, le voilà qui suit les cours de l' Institut du droit du travail et passe le diplôme qu'il obtient bien entendu ! ce qui l'amène à postuler pour un job au B.I.T. à Genève ; mais, hélas pour lui, il fut « recalé » ! motif : absence de pratique linguistique! pour un poste si « interna-tional », il eut fallu au moins de  l'ang-lais,  mais Jérome avait appris le latin , le grec, l'italien et ...le « patois » de la vallée du Brevon ! et c'est alors qu'il se mit en prépa , avec la «  méthode des disques », à l'anglais, à l' allemand ! Mais son énergie buta sur son incapacité à parler d'autres langues ! Avec son accent chablaisien-suisse, ça ne collait pas vraiment !

dans tous les voyages qu'il fera ensuite, assez souvent seul, c'est avec les mains qu'il s'adressera le plus souvent ! Avec les difficultés imaginab-les ! Ainsi, un jour égaré à la frontière chinoise, affamé, il entre dans un resto plein de … chinois le dévisageant, rieurs d' avance ; au « garçon du service »,  il commande avec force gestes un repas et on lui apporte alors des assiettes si pleines que tous, dans la sale,se marraient ! Il n' a jamais su s'ils étaient admiratifs ou s'ils se moquaient de  «  l'européen » égaré chez eux !

 

Puis, au retour de son service militaire, re-belote, il nous remet le tandem petits boulots-études , et cette fois c'est du lourd : la prépa d'un D.E.S/ d'études supérieures de droit public ! À noter que déjà, il a obtenu un diplôme ( celui de l' Institut du droit du travail et de la sécurité sociale) ! Les petits jobs qui jalonnent son parcours sont des plus divers : veilleur de nuit dans un hôtel ; la « plonge » et le « service en salle » au « resto U » du Foyer du Rhône ; contacts avec les entreprises pour un recensement industriel fait par l' INSEE ; ensuite, une fois « monté » à Paris, employé au Centre des travailleurs migrants ( rédacteur ) ; puis à l'Office des HLM de Paris ( service juridique, suivi de dossiers au tribunal ) et … arriva le grand « départ » pour la carrière : entré au C.E.A. , avec en « amusement » sa thèse de droit à rédiger : « l'aspect contemporain de l'indemnité de licenciement ou d'ancienneté » !!! hé bé , mon cher, y'avait pas de quoi s'envoyer en l'air, de rire ! Et vous ne savez pas ? Il en écrira 7OO pages ! Mais je vous l'ai déjà dit: il est un peu fou, cet homme ! C'est son grand-père de « Chez Jacquin », qui a dû en rire ! On lui aurait parlé en chinois qu'il aurait mieux compris ! Et, de plus, il lui fallut redescendre à Lyon, pour la soutenir sa thèse devant un jury compo-sé de trois profs d'université ! Dans la salle,il n'y a avait que sa tante, "Juliette" comme il l'appelait! Elle en fut tout éblouie; à la sortie, elle lui avouera son plaisir :

" brillant-brillant-brillant; et pas volé ton titre" ( mention T.B., félicité par ses professeurs)

lui tirant des larmes … de bonheur mais surtout de fierté ; vous pensez, son cher  neveu ; devenu tout à coup, là, sous ses yeux, un « docteur en droit » ah, ils étaient alors bien loin les alpages de La Buchille, quand, les étés, elle venait y retrouver sa chère maman au chalet, avec le petit pâtre insupportable que notre jérôme était alors )

 

vous n'aimeriez pas vous rendre compte ? voici une photo du petit jérome avec sa grand-mère et sa tante Julia…-

 

( pour la suite , je vous conseille de parcourir les récits que nous avons insérés sur son site « au tiroir des  APPELS » )

 

là, pour la clarté, il me demande de vous retracer en quelque sorte le cheminement qui fut le sien depuis ce fameux jour, où à Lyon il tourna la petite voiture sportive, avec 2 cartons dans le coffre, Jos à ses côtés et …

en route vers le Nord , vers Paris, qui « les attendait » bien entendu ! Que voulez-vous, la naïveté sied si bien aux jeunes gens désireux de prendre leur envol vers l'aventure humaine ! Un petit coup d'oeil sur la voiture et Jos, prêts au départ !

Une « Innocenti » achetée d'occasion au retour du service militaire, décapotable, rouge ! Mais encore lui fallut-il pour la conduire passer son permis ! Ce qui fut une rude affaire qui serait trop longue à vous narrer ! Car il le repassera 4 fois, ce diable « de permis » !

 

 

 

arrivés à l'adresse retenue, ils se logèrent dans un petit studio sous les toits avec vue sur le sacré Coeur ; un petit lit, des poutres apparentes, il n'en fallait guère plus pour aborder la capitale … donc le petit job qui s'imposait c'était celui de l' INSEE- Paris, qui les attendait , sur recomman-dation de celui de Lyon ! Le temps de se retourner et les voilà que tous deux s'orientent alors autrement ; ( la voie retenue par Jos vous sera contée ailleurs; pour l'instant on s'en tient au gaillard )! il entra au Centre des travailleurs Migrants, y découvrant un emploi de « rédacteur » au sein d'un groupe féminin dirigé par un homme, avec qui il ne s'entendit point du tout; jusqu' à une altercation où, là notre jeune salopiaud s'emporta et balança une belle giffle à ce chef devant toutes ses collaboratrices médusées ! et sans demander son reste il s'en alla ... pour retrouver une copine à l'Office des HLM de Paris ; embauché au Bureau du contentieux ( essentiellement du travail sur dossier avec parfois sorties au tribunal et petite « plaidoirie » en faveur de l' Office, contre les défaillants, ce qui ne pouvait lui convenir très longtemps, à notre Zorro en herbe ( lui, il avait besoin, de mouvements, de contacts, de plaidoiries pour des causes à même de lui plaire et pas pour satisfaire les seuls intérêts d'un patron ). Bien sûr, dans son entourage, on lui conseillait de faire avocat ! Mais sans relation, impossible de se lancer seul ! il ne se sentait pas capable de franchir le pas ! Que faire alors ?

Et le temps pressait, car la « découverte de Paris »même si elle ne nécessitait pas de trop grosses dépenses,tout de même... ils s'étaient très bien immergés tous les deux dans la vie parisienne, à un niveau estudiantin, bien sûr ! Sorties en tous genres, détente, culture, escapades …

 

mais le besoin du poste professionnel « sérieux » arriva ! Pas facile, ce fut leur surprise ! Les obstacles : ces recruteurs de grandes entreprises ! Ses atouts n'étaient pourtant pas minces: une bonne formation, une motivation au travail qui n'était plus à démontrer, avec tous les petits jobs jalonnant ses études  Mais … que manquait-il ? Car ça ne « passait pas »! et notre jeune homme de se demander comment faire ! déjà une centaine de candidatures : toutes refusées et cependant il y croyait dur, utilisant même une grapho qu' il avait obtenue d'une pro de l'analyse ( pour être certain de ce qui « transpirait » dans son écriture) ;

pas mal, n'est-ce pas ? mis à part la mention

                            " défauts de tension et d'exigences" 

 

  on continue !

 

toujours l'obstacle infranchissable! et il se mit à gamberger, notre candidat en recherche d'emploi ! Jusqu'au jour où il fut abasourdi par la remarque du recru-teur d'une grande Cie Pétrolière ; il reçut plutôt mal la conclusion du cadre qui le recevait :

« oh comme c'est sympathique de voir arriver jusqu'à nous un petit paysan des montagnes de Hte savoie »!!!

 

et la réponse reçue ne fut alors pas différente des autres : « nous avons le très grand regret ... »

 

autre question qui l' agaçait fort :

« VOUS ARRIVEZ D' OU » ?

( à Lyon, on la lui avait déjà posée souvent : en Fac; les parents de ses copines l'invitant à la maison; des recruteurs aussi..., mais il n'avait jamais pensé que la réponse « un peu « arrangée » qu'il apportait pouvait le désavantager ! à Paris, devant des employeurs, il eut tout à coup la convic-tion qu'il s'y prenait très mal et qu'il se devait de ruser davantage ! Donc, prenant son courage à 2 mains il s'adressa à LOUIS ARMAND, ce grand ht-savoyard, fils de paysans, devenu patron du C.E.A.! Il lui envoya un « appel de détresse », en appelant à la solidarité de provinciaux et même de ces paysans de montagne ! et la réponse ne se fit pas attendre :

peu après, il reçut une convocation du Dir. de Relations industrielles du C.E.A., et après un entretien des plus courtois, et assez bref, il prit un poste au

«  Bureau des contrats » ….

 

il était enfin au pied du mur ! Et alors il fallait qu'il la démontre, sa capacité, qu'en toute modestie il savait « grande », mais plus marquée par l'énergie que par une intelligence supérieure aux autres ! Affaiblie parfois par un manque visible de « surface sociale » ; ainsi , il ne « brillait » guère quand, dans des réunions avec les cadres, ses collègues faisaient la démonstration de leur aptitude quant à la vie en société ! Un exemple: tous jouaient au tennis, ou au bridge ! Lui, avec « ses gros sabots » pas encore « abandonnés » ils préférait s'abstenir de « paraître » ...

mais alors,

quelle direction put-il choisir ? Oh, très simple, il se fit élire « délégué du personnel » pour les cadres du CEA-Siège ! et ses collègues, il put alors les regarder d'un peu plus haut ! Et il va faire un autre choix : obtenir une mutation et devenir un ...«  DIRAM » sur les atolls polynésiens du Centre d' Expérimentation du Pacifique » !

 

 

 

 

et alors , FiNI, la gamberge du jeune Cadre insatisfait…

 

mais, on va se la raconter cette tranche de vie professionnelle, ô combien riche au plan humain

( lire sur ce site, au chap. IV-d

                         «  Fangataufa » )

 

et voilà : pendant ses études et au début de sa vie professionnelle, il était très gêné par la question qu'on ne cessait de lui poser

«  MAIS , VOUS ARRIVEZ d' OÜ? »

 

   eh bien, là,

il la tenait  sa réponse !  clouant le bec aux curieux :

«  vous ne savez pas ?

 

             j'arrive de

 

                  Polynésie ... »

 

 

 

        °°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

ouais, les « jeunes », vous m'avez fait, là, un bien joli texte mais …

ce n'est pas de cela qu'il me faudra parler au saint devant la porte d'entrée dans l'azur éternel !

 non non et non !

il me faudra commencer par mon certificat de baptême ,

gros nigauds que vous êtes, tous les deux ! Et vous l'avez, vous , ce document si précieux ?

 

Et ma marche expiatoire sur le Chemin de St Jacques de Compostelle, en 35 jours ! Vous en avez parlé, oui ou non ? Eh bien, non !!!

et vous me voyez, moi devant ce saint «  un des pères de l' Eglise », lui racontant vos balivernes de « sex » !!!

 

Vous ne savez pas que le grand Lucifer, lui, il m'attend sur le bas côté de l'estrade et, si le Saint me repousse, eh bien je plonge dans la géhenne éternelle !

 

Allez, il faut s'y remettre, avec un texte à la hauteur !

Au travail, les mecs, et merci d'avance

                         Jébo …..

( devenu «  JJL-B » pour ce dernier chapitre le

 

                        «  V- vous arrivez d'où ? »)